⚫ Club Med : l’été où tout a basculé…

Ce n’est pas juste un changement de CEO.

C’est un signal. Un choc. Une leçon de pouvoir silencieux.

Henri Giscard d’Estaing, figure historique et président du Club Med depuis plus de vingt ans, claque la porte.

Officiellement : un conflit stratégique avec l’actionnaire chinois Fosun.

En réalité : une éviction brutale, sans transition, sans ménagement.

Pourquoi ? Parce que les règles du jeu ont changé.

Derrière la mise en scène, les vraies forces en présence

Un dirigeant iconique, trop ancré dans un réseau français, trop puissant symboliquement pour rester sous contrôle.

Un actionnaire chinois qui resserre la gouvernance et impose une discipline stricte.

Un marché clé, la Chine, où les ambitions n’ont pas tenu toutes leurs promesses.

Résultat : un nouveau président désigné dans l’ombre, Stéphane Maquaire.

Un profil discret, ancien patron de Monoprix et de Carrefour Brésil, choisi pour exécuter sans état d’âme. Son départ de Carrefour, annoncé juste avant, révèle une opération préparée et verrouillée en amont.

HUMINT : ce que racontent les signaux faibles

La brutalité du geste est un message interne : plus personne n’est intouchable.

Les équipes françaises sont prises de court, sidérées par la manière.

Des voix en interne parlent déjà d’un été « à la chinoise » : sec, rapide, sans place pour l’émotion.

Ce départ marque la fin d’une époque, celle où le Club Med restait un bastion franco-français sous pavillon étranger.

Plus qu’un changement de gouvernance, une vision effacée

C’est la collision entre deux logiques :

– une culture française attachée à la marque, à l’ADN premium, au temps long

– une logique chinoise, implacable, tournée vers l’efficacité immédiate et le contrôle

Ce n’est pas seulement un homme qu’on remplace.

C’est une vision qu’on efface, au profit d’une mécanique de rendement pur.

Et maintenant ?

Un recentrage sur un modèle asset-light, plus de rentabilité, moins d’héritage.

Des réformes internes qui bousculeront les équilibres historiques.

Peut-être, à terme, une cession partielle ou un repositionnement global orchestré depuis Shanghai.

Et un risque majeur : voir disparaître l’âme même du Club Med au passage.

Le dessous des cartes en une phrase

L’été 2025 du Club Med révèle une vérité universelle : quand la logique du pouvoir change de mains, les figures historiques deviennent des variables d’ajustement. Derrière chaque départ fracassant, il y a toujours une lutte invisible pour le contrôle du récit.

Et vous ? Voyez-vous ici un simple réalignement stratégique ou le prélude à une mutation plus profonde des entreprises occidentales sous gouvernance étrangère ?

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