đŸ”” McKinsey France en quĂȘte de son futur leader : simple succession ou rĂ©ajustement stratĂ©gique ?

Clarisse Magnin, premiĂšre femme Ă  diriger McKinsey France, s’apprĂȘte Ă  passer le relais aprĂšs quatre annĂ©es marquĂ©es par la pandĂ©mie, une crise d’image alimentĂ©e par l’« affaire McKinsey », et un marchĂ© du conseil devenu instable, entre l’euphorie post-Covid et le retournement brutal de 2024.

Elle quitte ce rĂŽle pour piloter la pratique europĂ©enne Consumer – un signal fort qui confirme l’importance stratĂ©gique des enjeux de consommation responsable, de transformation durable et de stratĂ©gie ESG. Mais qui prendra sa suite Ă  Paris ?

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Décryptage HUMINT : les vraies rÚgles du jeu

Chez McKinsey, la nomination d’un Managing Partner n’est jamais un choix neutre. C’est une rĂ©ponse au contexte, un arbitrage subtil entre pouvoir interne, attentes clients et signaux externes.

Ce que le bureau français attend aujourd’hui :

1. Un stabilisateur, pas un agitateurs

Le futur leader devra restaurer la confiance, gĂ©rer un climat politique dĂ©licat et rassurer les grands comptes exposĂ©s. Pas de place pour l’ego. La posture sera celle d’un chef d’orchestre discret, capable d’apaiser sans s’effacer.

2. Un profil commercial, mais stratĂšge

Le marchĂ© français du conseil ralentit, mais se recompose autour de l’IA, de la tech souveraine et des transitions ESG. Le successeur devra incarner cette bascule : savoir ouvrir des deals structurants, mais aussi recadrer les prioritĂ©s internes pour aligner Paris sur les hubs clĂ©s comme Londres ou New York.

3. Un connector global

Les lignes de force ne se jouent plus uniquement en France. Il faudra un candidat dĂ©jĂ  lĂ©gitime Ă  l’international, reconnu des partners europĂ©ens et amĂ©ricains, capable de rallier des coalitions invisibles qui pĂšsent dans l’élection interne.

4. Un communicant sobre

AprĂšs des annĂ©es oĂč chaque prise de parole Ă©tait scrutĂ©e, McKinsey optera probablement pour un leader moins exposĂ© mĂ©diatiquement, concentrĂ© sur la substance plus que sur l’image.

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Pourquoi cela dépasse une simple succession

Pour un cabinet comme McKinsey, changer de tĂȘte en France envoie plusieurs messages simultanĂ©ment :

‱ En interne : rassurer les partners sur la cohĂ©sion du bureau et la soliditĂ© du portefeuille clients.

‱ En externe : signaler au marchĂ© qu’aprĂšs la tempĂȘte, le cabinet est prĂȘt Ă  se repositionner sur les terrains oĂč il garde encore un avantage.

‱ Au politique : rappeler qu’il reste un acteur incontournable, mais dĂ©sormais plus attentif Ă  sa rĂ©putation et Ă  son impact sociĂ©tal.

Le futur Managing Partner devra donc maĂźtriser l’art des lignes invisibles : apaiser, recomposer et agir sans crĂ©er de nouveaux angles morts.

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Ce qui se joue dans cette Ă©lection interne n’est pas qu’une bataille de noms. C’est un miroir des rapports de force rĂ©els dans un Ă©cosystĂšme oĂč l’influence se joue souvent loin des communiquĂ©s officiels.

Pour les dirigeants, c’est un rappel : dans les moments de transition, celui qui lit les circuits invisibles prend l’avantage sur celui qui ne regarde que les organigrammes.

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Les grands choix se font rarement à la lumiùre du jour. Celui qui comprend les dynamiques invisibles reste toujours un coup d’avance. C’est exactement ce que nous faisons pour les dirigeants qui veulent garder une longueur d’avance.

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