🟡 SFR : Ce que la dette ne dit pas.

DerriĂšre les restructurations financiĂšres, il y a souvent autre chose.

Un jeu d’acteurs, des tensions invisibles, une volontĂ© de contrĂŽle.

Et parfois, une sortie maĂźtrisĂ©e d’un théùtre devenu ingĂ©rable.

SFR ne fait pas exception.

Altice France, sa maison mùre, croulait sous 24 milliards d’euros de dette.

Le plan validé en août par le tribunal de commerce de Paris ne rÚgle pas tout, mais ouvre la voie à une vente stratégique, soigneusement mise sur les rails.

Officiellement ? Aucune offre formelle reçue.

Officieusement ? Les Ă©quipes d’Iliad (Free), d’Orange et de Bouygues TĂ©lĂ©com ont entamĂ© des pourparlers discrets, dans l’optique d’un “carve-up” : un dĂ©coupage chirurgical des actifs de SFR pour contourner les obstacles concurrentiels.

Pourquoi ce timing ?

Parce que la dette a Ă©tĂ© purgĂ©e de 8,6 milliards d’euros, et que Drahi reste aux commandes Ă  55 %, avec l’assentiment des crĂ©anciers — BlackRock, Pimco et consorts — qui prennent le reste du capital.

Mais ce que le plan rĂ©vĂšle surtout, c’est une mĂ©canique bien huilĂ©e :

‱ Charger une filiale de dettes pour financer une expansion globale

‱ Ralentir les investissements, user le modùle

‱ Geler la contestation via procĂ©dures judiciaires

‱ Et, une fois le terrain assaini, cĂ©der sans bruit
 ou rĂ©cupĂ©rer Ă  bas coĂ»t

En toile de fond :

‱ Des fonds Ă©trangers prĂȘts Ă  entrer en scĂšne (KKR, Blackstone, Ardian), surveillĂ©s de prĂšs par l’État français

‱ Des syndicats Ă©vincĂ©s de la dĂ©cision, dĂ©nonçant un “hold-up” sur une entreprise rentable

‱ Une opinion publique absente du dĂ©bat, malgrĂ© l’enjeu de souverainetĂ© numĂ©rique

Enjeu réel ? Le passage de 4 à 3 opérateurs.

Un vieux rĂȘve pour certains industriels.

Un cauchemar potentiel pour les autorités de régulation.

Et une transformation structurelle pour un marché télécoms français sous tension.

Au final, ce n’est pas simplement une vente.

C’est une redistribution silencieuse du pouvoir industriel, une partie d’échecs jouĂ©e Ă  huis clos entre conglomĂ©rats, fonds souverains et hauts dĂ©cideurs publics.

Un jeu oĂč le visible n’est qu’un alibi, et oĂč ceux qui comprennent les vĂ©ritables circuits d’influence agissent loin des projecteurs.

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À ce niveau, Il s’agit de lire les mouvements invisibles, comprendre les acteurs rĂ©els, anticiper les prochains transferts de pouvoir.

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