HUMINT Advisory | 29 septembre 2025 | Niveau : ALERTE STRATĂGIQUE
Le communiquĂ© est tombĂ© ce matin : Emma Walmsley quitte la direction de GSK aprĂšs neuf ans au sommet. Pas de scandale, pas de chute en Bourse. Un passage de tĂ©moin millimĂ©trĂ©, mais derriĂšre le signal est clair : 2026 sera lâannĂ©e de vĂ©ritĂ© pour GSK.
Walmsley restera conseillĂšre jusquâen septembre 2026. Son successeur est dĂ©jĂ dĂ©signĂ© : Luke Miels, 58 ans, Chief Commercial Officer, insider respectĂ©. Un choix qui rassure⊠en apparence. Car ce qui se joue est bien plus quâune succession tranquille : câest la capacitĂ© de GSK Ă ne pas rater le train de lâinnovation.
Pourquoi câest stratĂ©gique
GSK post-Haleon est un pure player biopharma. Son pipeline repose Ă 70 % sur deux piliers : oncologie et vaccins. 2026 doit marquer le lancement de molĂ©cules clĂ©s (depemokimab, vaccins next-gen, mRNA flu/COVID). Lâobjectif est clair : +5-7 % de croissance annuelle et plus de ÂŁ40 milliards de ventes dâici 2031.
Le risque : que Miels, ADN commercial, privilĂ©gie lâexĂ©cution et le court terme au dĂ©triment de la recherche, lâhĂ©ritage de Walmsley.
SITUATION ROOM
âą La dĂ©cision nâa rien de soudain. Depuis 2021, les fonds activistes poussaient pour un dauphin clair. Miels Ă©tait lâĂ©vidence : respectĂ© en interne, crĂ©ditĂ© dâavoir relancĂ© lâoncologie, il a lâaval des investisseurs.
âą Walmsley part sur un timing choisi. AprĂšs avoir stabilisĂ© la culture et rĂ©ussi la scission Haleon, elle sait que la prochaine Ă©tape â transformer la R&D â exige un autre profil.
⹠Les investisseurs applaudissent sans euphorie. Le titre reste stable, Elliott conserve son soutien. Mais la décote de -40 % face à AstraZeneca demeure : la patience des marchés ne sera pas infinie.
⹠Les équipes R&D observent. Le Chief Scientific Officer, Tony Wood, est loyal, mais la question circule déjà : quelle place pour la science dans une gouvernance pilotée par le commercial ?
HUMINT : lecture des signaux faibles
Les sources confirment que Miels a un capital de respect solide, mais limitĂ©. Son passĂ© conflictuel avec AstraZeneca laisse une cicatrice. Son style, plus pragmatique que visionnaire, peut rassurer dans lâexĂ©cution mais inquiĂ©ter sur le long terme.
Le vrai test ne sera pas sa nomination, mais sa capacitĂ© Ă tenir lâĂ©quilibre entre pipeline scientifique et pression des marchĂ©s. Si lâinnovation déçoit, la dĂ©cote GSK pourrait sâaggraver et ouvrir la voie Ă des mouvements M&A agressifs.
Ă surveiller
âą Les premiers gestes de Miels Ă la JPMorgan Conference en janvier 2026 : deals en oncologie ou annonces sur lâIA en R&D ?
⹠Les résultats Q3 (30 octobre) : indicateur clé de la réaction marché.
⹠Les signaux de turnover cÎté R&D : LinkedIn et réseaux internes seront le vrai baromÚtre.
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Un passage de tĂ©moin orchestrĂ©, mais une ligne de crĂȘte fragile. GSK joue sa crĂ©dibilitĂ© scientifique face Ă des rivaux qui avancent plus vite. Le risque nâest pas visible dans le cours aujourdâhui, mais il est dĂ©jĂ prĂ©sent dans les couloirs.
HUMINT Advisory
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