đŸ”” pourquoi les small caps “de qualitĂ©â€ se paient plus cher – et pourquoi ce n’est pas une question de chiffres

Le marchĂ© n’est pas devenu irrationnel.

Il est devenu sélectif.

Et lorsqu’un marchĂ© devient sĂ©lectif, la valeur migre de la performance vers la prĂ©visibilitĂ©.

La hausse des premiums observĂ©e sur certaines small caps n’est ni un excĂšs de liquiditĂ©s ni un pari aveugle sur la croissance. Elle rĂ©vĂšle un dĂ©placement profond du risque perçu. Les acheteurs ne paient plus pour ce que l’entreprise a produit hier, mais pour sa capacitĂ© Ă  encaisser demain sans se dĂ©sagrĂ©ger humainement.

Dans les small et mid caps, les chiffres mentent rarement par fraude.

Ils mentent par omission.

Ils ne disent rien des tensions internes, des dĂ©pendances humaines critiques, des jeux d’ego, des loyautĂ©s invisibles. Or ce sont prĂ©cisĂ©ment ces variables qui dĂ©cident du sort d’un deal aprĂšs le closing.

70 % des échecs en M&A sont dus à des facteurs humains et culturels (McKinsey & Company).

Pourtant, ces facteurs restent marginalement traités.

La prime payĂ©e aujourd’hui est une prime de lisibilitĂ© humaine.

Exemple (cas anonymisé) :

Deux small caps industrielles. MĂȘme secteur. MĂȘme croissance. MĂȘme EBITDA.

La premiĂšre est acquise avec une prime de +25 %. Pourquoi ?

Un CEO capable d’absorber la perte de contrĂŽle sans rigiditĂ© dĂ©fensive. Une Ă©quipe dirigeante alignĂ©e, habituĂ©e au dĂ©saccord productif. Des centres de pouvoir identifiĂ©s et assumĂ©s. RĂ©sultat : intĂ©gration rapide, dĂ©cisions fluides, crĂ©ation de valeur.

La seconde, vendue sans prime. Sur le papier, tout est identique.

Dans les faits : un fondateur “officiellement en retrait” mais Ă©motionnellement omniprĂ©sent, un CFO qui anesthĂ©sie l’incertitude, une star opĂ©rationnelle 
 Six mois aprĂšs l’acquisition : rĂ©sistance passive, arbitrages bloquĂ©s, sabotage discret. La valeur n’a pas disparu — elle s’est dĂ©sintĂ©grĂ©e.

Dans une small cap, la valeur n’est pas dans l’organigramme.

Elle est dans le systĂšme nerveux.

Qui influence réellement le CEO ?

Qui freine sans jamais s’opposer ?

Qui dĂ©tient la mĂ©moire informelle de l’entreprise ?

Qui peut faire Ă©chouer l’intĂ©gration sans jamais ĂȘtre visible ?

La sĂ©lectivitĂ© actuelle des acheteurs n’est pas financiĂšre.

Elle est comportementale.

Ils ne recherchent pas des cibles “bon marchĂ©â€.

Ils recherchent des cibles non explosives.

Dans un environnement instable, la raretĂ© n’est pas la croissance.

C’est la stabilitĂ© dynamique : la capacitĂ© d’un collectif Ă  supporter un changement de contrĂŽle sans entrer en guerre larvĂ©e, en paralysie dĂ©cisionnelle ou en fuite silencieuse des talents clĂ©s.

La prime observĂ©e sur certaines small caps n’est donc pas un excĂšs.

C’est un signal de luciditĂ©.

La vraie question n’est pas : combien vaut l’entreprise ?

Mais : que va-t-il se passer quand la pression montera ?

la prime humaine n’est pas un coĂ»t, c’est un investissement.

Nous mesurons ce que les chiffres ne voient pas encore — pour Ă©viter que la valeur ne se perde lĂ  oĂč personne ne regarde.

Dans un monde oĂč tout devient mesurable,

l’invisible bien dĂ©cryptĂ© devient l’avantage dĂ©cisif.

#HumintAdvisory 


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