đŸ”” HĂ©lĂšne de Tissot chez Chanel : le Board n’a pas recrutĂ© une CFO.

En 2025, Chanel rĂ©alise 19,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Le groupe investit 2,4 milliards de dollars dans sa marque et 1,45 milliard dans ses capacités : boutiques, production, fournisseurs, immobilier et technologie.

Dans le mĂȘme temps, l’Asie ralentit.

Les investissements augmentent.

Le nouveau cycle créatif de Matthieu Blazy commence.

Autrement dit, les arbitrages deviennent beaucoup plus complexes.

Et c’est prĂ©cisĂ©ment Ă  ce moment-lĂ  que le Conseil choisit son nouveau CFO.

Pourquoi HélÚne de Tissot ?

Parce que son parcours raconte exactement le problÚme que Chanel cherche à résoudre.

23 ans chez Pernod Ricard.

Finance.

Puis Asie.

Puis stratégie.

Puis fusions-acquisitions.

Puis opérations.

Puis technologie.

Autrement dit, une dirigeante qui a dĂ©jĂ  appris qu’une mauvaise dĂ©cision ne commence jamais dans un compte de rĂ©sultat.

Elle commence lorsqu’une organisation ne relie plus correctement la crĂ©ation, les investissements, la technologie, les opĂ©rations et la rentabilitĂ©.

Le signal HUMINT est lĂ .

Le Conseil a choisi le profil capable de faire dialoguer des dirigeants qui ne parlent plus le mĂȘme langage.

Le directeur artistique.

Le directeur industriel.

Le directeur technologie.

Le directeur des opérations.

Le CEO.

Car c’est exactement lĂ  que se prennent les dĂ©cisions qui dĂ©truisent
 ou crĂ©ent plusieurs milliards de valeur.

Le phĂ©nomĂšne n’est d’ailleurs pas nouveau.

Lorsque Microsoft nomme Amy Hood au poste de CFO en 2013, elle ne devient pas la gardienne des comptes.

Elle accompagne la transformation stratégique de Satya Nadella, accélÚre le basculement vers le cloud, pilote les acquisitions majeures comme LinkedIn et GitHub et participe à la création de plus de 2 500 milliards de dollars de valeur boursiÚre.

Les meilleurs CFO ne ferment pas les robinets.

Ils rendent possibles les bonnes décisions.

La nomination d’HĂ©lĂšne de Tissot dit probablement une chose trĂšs simple :

Chez Chanel, la prochaine bataille ne sera pas celle du financement.

Elle sera celle de la qualité des arbitrages.

Et un Conseil d’administration nomme pour rĂ©duire le risque qu’il voit arriver avant les autres.

#HumintAdvisory


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